Grandeur et le reste

Publié le 1 Mars 2016

C'est une déferlante implacable de jours, qui vague après vague me reviennent tous un à un dans la gueule mais aussi par paquet de sept, de douze, de quatorze, de trente, de trois cent soixante cinq jours qui appuient là où sa fait mal, au coin de la gueule ou dans le vide qui s'est creusé dans le vide. Ventre vide, couilles pleines et une armée de jours qui marchent au pas et qui piétinent tout ; ne respectent rien.

 

Et toi tu essaies de te tenir debout, comme l'autre con qui brave bêtement les éléments au bout de la digue un jour de tempête et que tu finis par voir comme un pantin emporté par l'écume et la rage océane. Et tu sais que toi aussi tu la sens toute cette écume des jours qui te blanchi le décor ; juste les embruns en moins.

 

Demain je dirais déjà que les miroirs ne me ressemblent plus, mais ça fait longtemps que je le sais, je ne suis pas le gros, le vieux, le clown de chair blanche, un loser sans héroïne et sans impaire, la flasque j'ai dans la peau et la chance dans le dos comme un couteau planté. Fuck à ma gloire pathétique ; je sais que ça va te plaire, c’est plus qu’un hommage c’est une parodie.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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