Et ceux qui sont la foule

Publié le 13 Mars 2016

Le temps d’être vieux c’est le temps d’être entouré de jeune, de plus jeune que soit, et un grand pas de plus pour la mort qui rôde. Je déteste cette sensation. La jeunesse qui rôde et la vieillesse qui guète et au milieu de cela je me sens comme un con ; ni vieux ni jeune, juste un con. Je ne sais pas si c’est une peur ou un espoir mais je perçois autour de moi la glas des fissures, flétrissure inaliénable chevillée au corps j’ai le désamour au cœur et l’angoisse au fond ; comme un iceberg du vingt et unième siècle qui fond sans avoir pu froisser la tôle de son Titanic ; une espèce indéfiniment en route pour sa disparition, prisonnier d’un cycle, la route redondante d’un jour sans fin. A ce stade les mots ne suffisent plus à balancer la grande gigue de l’entropie. Les mots ne suffisent plus, il faut le sens, l’acte et la création, littérature et pages et ouvrages et les pains que collés à la gueule de ceux qui constituent la foule ; matière grasse d’une société en proie aux plus pathétiques des atermoiements. Et je n’en fini pas. Et ça n’en fini pas.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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