Dans le vide

Publié le 25 Mars 2016

Je voulais écrire une nouvelle histoire.

Non, j’ai failli écrire une nouvelle histoire.

Non, j’ai été à deux doigts de lancer un énième projet que j’aurai été obligé d’avorter plus tard en le mettant au frigidaire.

Oui, frigo c’est has been.

Enfin, il y a quelques minutes j’étais à deux doigts de le faire.

Ssi je ne l’ai pas fait, c’est que j’ai manqué de temps.

Non, j’ai manqué de courage.

Non, en fait j’ai été lucide.

Pourtant j’étais bien parti, pendant que j’étais au toilette me sont venues les premières idées.

Je voulais écrire une énième histoire.

Non, je voulais surtout conquérir Wattpad avec.

Non, en fait je voulais me moquer de Wattpad avec de la parodie sérieuse.

J’avais ma scène d’ouverture parce que je chie sur les prologues.

En fait dans ma scène d’ouverture mon héros était entrain de chier, simplement et calmement.

Ensuite je me suis demandé si ça ne serait pas plus drôle que ce soit une femme, j’aime mettre les femmes dans les toilettes.

Ensuite je me suis dis que je me foutais du sexe du héros.

Il se serait levé du trône, j’avais en tête les mots qui traversaient son crâne quand il tirait la chasse.

Après il se serait fait un smoothie banane café.

En fait je me foutais de ce que il ou elle ferait dans cette scène d’ouverture, l’essentiel c’était de camper un personnage banale, une Stéphanie ou un Christian.

Ni l’un ni l’autre n’était un beau gosse ou une belle femme, juste moyen, graisseux un peu, engoncé dans sa peau.

Je pensais qu’installer le texte dans un quotidien assommant de banal ça serait drôle. Ça aurait été un chômeur, pas un loser non plus, juste un être banal mais putain de bien décrit au point que l’on perçoive l’odeur de sueur sous ses vêtements d’hier.

J’aurai dû opter pour une femme, c’est plus drôle une femme qui sent.  

En fait ce n’était que pour de faux, je comptais faire glisser l’histoire vers l’horreur.

Ça aurait été doucement, une ambiance de fin du monde annoncée, programmée et assurée.

J’aime ce moment qui précède la fin du monde et son apocalypse, c’est comme le crépuscule, c’est beau sauf que dans le cas d’un roman pré apocalyptique je pars du principe que les premières choses à tomber ce sont les valeurs morales.

Je voulais lancer un nouveau projet mais il n’était pas bon.

Je voulais écrire un projet nouveau pour moi, écrire dans un nouveau genre pour moi.

Mais ça ne s’improvise pas, sinon je retombe dans ma zone de confort.

Je dois plus travailler ma trame et mon envie.

Enfin non, je devrais le faire.

Mais je ne sais pas si je vais le faire.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Divagations diverses

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