Cinéma du lundi soir

Publié le 21 Mars 2016

Des chocolats en sachet est une foule hétéroclite ; hétéroclite je trouve que c’est un mot qui sonne moins noble que hétérogène. Dans les deux cas les spectateurs sont bigarrés comme une foule grand public pour un film lui même de calibre grand public. La répartition des sièges sur un mode aléatoire par les caissières humaines et les autres machines donne à cette salle une répartition énigmatiques qui bafoue les habituelles organisations populaires de spectateurs. Du coup je me demande ce que je fais là, assis à la marge d'une rangée. Je ne me met jamais ici, je suis toujours du centre.

 

La salle se remplie devant une bande annonce d'un film de Michael Bay et je retrouve le goût du cinéma. Je ne parle pas des films mais bien du lieu. Ça fait longtemps que je n'étais pas venu, depuis le Star Wars en décembre, plus de trois mois, avant je voyais au moins un film par semaine, souvent deux. Les écrans des machines avaient raison, les retardataires qui se foutent des bandes annonces et du décorum remplissent les allées et presque tous les sièges.

 

J'attends le noir pour ouvrir les chocolats et me laisser porter par le noir. Avant je digère les publicités en rédigeant ces quelques mots. Petit écran sous grand écran, finalement j'aime bien la promiscuité devant le divertissement, le bruit des stades, le brouhaha des salles noires, c'est la même chose, un semblant de communion païenne. Et puis le cinéma est toujours stimulant pour mon goût. Même pour les films de grandes distributions, le souffle de la créativité passe entre toutes les mailles qu'importe le pognon et les chocolats.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Je est un Blog

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