Big bang low cost

Publié le 12 Mars 2016

La peau à même la peau ; vêtement d’humanité trop flasque. Il y a là du temps en surplus ; préciosité de la fin des temps ; dès demain ça sera fini. Je regarde des histoires dans l’espace et des fantômes chinois qui ne sont pas faits chez nous se battre pour des roulements de dés qui n’abolissent pas le hasard ; je regarde et je joue à des jeux de spectre en papier, des fantômes imprimé dans des états encore unis et nous lançons ensemble des sommes de formes aux nombres de faces paires et toujours nous comptons le hasard, nous décomptons le hasard, nous faisons rouler le hasard et nous roulons sur lui avant qu’il ne roule sur nous. C’est dans la peau des autres, facteurs d’imaginaires chinois, européens ou mondiales que nous jouons à travestir la réalité ; et elle a du chien cette réalité, vivace comme un chiendent herbacé elle résiste, meurt et renait plus folle, intense et dense comme la jungle d’un territoire perdu, inconnu ou inexistant. C’est un va et vient aux yeux morts, un aller retour au regard stérile qui ne sait pas que ce qui se joue en lui, la joute qui agite l’invisible de son être est entrain de donner naissance à un monde ; big bang des pauvres, un peu low-cost, un peu chinois, une révolution à porté d’un jet de dé.

Rédigé par Monsieur C

Publié dans #Chronique chaotidienne

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