Mon célèbre poème de #poésie

Publié le 9 Février 2016

Je suis une toile blanche, énorme comme une graine et je m’envoie comme une prose virale. J’écarquille un regard postale pour passer par la petite chatte, petite la fente métallique dans la boite à tous et je trépasse comme le fil dans l’aiguille ; un hameçon dans la gueule de l’anguille, j’ai la prose éclectique et dans la soutane d’un diable d’un vert et beau j’essuie un virus que je colporte du revers de la main, j’épidémie d’une poignée donnée demain. Mon esprit monte de mon vivant vers un septième ciel, c’est indécent d’avoir un tel vertige, c’est le vestige d’un temps de révolution où j’avais si peur de perdre pieds, de me les prendre dans la tombe béante qui déchirait ma vue telle la tranchée piégée, ouverte sur un Verdun des temps communs. Ce n’est pas banal c’est pire, c’est pathétique, j’agis en petite poupée grotesque agitée par une marionnettiste hors de la vue de tous, une petite Marion des sources, une madone des intérêts nationaux, une demi Manon qui m’invente des mouvements, saccades du bassin, ma petite Marion voudrait me voir baiser les taux d’inflation et les discours des deux lanceurs de dés, deux abolitionniste moralisateurs qui sont les pires des croquemitaines là où je ne suis que l’auteur.

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