Mauvaise prose

Publié le 3 Février 2016

Moi aussi le soir il m'arrive de faire semblant d'écrire de la poésie. Comme pour le sexe et les ciels étoilés s'imaginer écrire de la poésie sa supporte la posture, ça laisse l'homme libre de faire semblant. Bien sur ce n'est pas avec cela que le génie survient ; prendre la pose c'est geindre ne laissant que la terre brûler noircir les pages.

 

Pour preuve ce moment même où je produis ce mauvais article.

 

Phase de prétention, finale de cendres. Je fais offre de candidature aux tropiques fous des présidents. Que l'on soit dans le noir ou sous le feu croisé des balles des truands la cheminée réchauffe le futur. D'ici jusqu'à demain une ligne imaginaire d'un montant de plusieurs millions de dollars. Le rêve est fractionné. Comme un disque rayé le rêve est fractionné d'un jour nu jusqu'aux extrémités des polygones. Des cibles sont doubles, mitoyennes corrélations des plausibles, je laisse défiler les cibles doubles sur l'horizon de mon imaginaire et à l'instant du fatalement tragique arc de décision je choisi de tirer ou ne pas tirer. Il faudrait toujours que j'arrête là, il faudrait toujours que j'arrête juste avant que les jerricans se vident dans le dos des chasseurs. Viser moi et n'ayez pas l'utopie d'être raisonnables je trompe la nuit dans un décompte de mots au fond d'un bidon de métal rouillé.

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #retard

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