Où est la porte ?

Publié le 20 Janvier 2016

Lorsque je fais des efforts pour améliorer mon écriture et faire progresser mon style, lorsque je vise un seuil en supposant que c'est un seuil qualitatif, lorsque j'embrasse une ambition et que je travaille à sa poursuite, lorsque je cherche de m’extirper de ma zone de confort espérant que cela forge ma plume, lorsque je renie ma médiocrité aspirant à être meilleur est-ce que ça veut dire que je m'autocensure ?

Est-ce qu’essayer de changer ce que l’on écrit, c’est seulement un changement ou c’est une trahison ? Et surtout comment jauger de la nuance entre ces deux pôles de valeurs ? Parce que si je cherche à évoluer dans mon écriture c’est que j’hésite qu’au naturel elle est médiocre, autrement dit, lorsque j’écris en étant seulement moi-même j’ai conscience que je pourrais écrire mieux si je faisais plus d’efforts. Donc concomitamment existe en moi une écriture médiocre et un potentiel d’écriture de meilleure qualité si je trouve les ressors pour la faire émerger de moi.

Si je me contente d’être moi-même alors je ne serai jamais celui que je peux devenir. Mais si je vise toujours une page qui se trouve hors de ma zone de confort je serais toujours dans une possible imposture. Ai-je le droit d’être las de jongler entre ma médiocrité et mon espoir de l’être moins et de décider de poser mes bagages quelque part là où je n’aurai plus à me soucier de cela ?

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #écrire, #Je est un Blog

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