La ville

Publié le 22 Janvier 2016

C’est curieusement dans une décharge à ciel ouvert que souvent l’on se débarrasse des droides et des androïdes. Acheminés un à un par des propriétaires désireux de se libérer sans dépenser un sous en recyclerie, ou par camions entiers, les robots obsolètes et les modèles illégaux viennent disparaître ici. Rapidement la casse à androïdes est devenue un temple où une ménagerie mystique de robots survivants et d’autres revenus d’entre la grande panne, est adorée, adulée et choyées par des dévots humains qui croient trouver en eux la résilience d’une conscience réelle. Aujourd’hui la décharge est un chaos où règne une loi indicible inconnue des non initiés ; une loi qui autorise quiconque à abandonner ses biens robotiques ici, mais qui ne laisse jamais les non initiés pénétrer au cœur du chaos où la reine règne, constituées d’un assemblage hétéroclite de pièces et de consciences éparesse elle dirige de ses treize bras de fer une mafia d’androïdes amer et revancheras. La grande casse centrale sous ses cieux d’étoiles cramées aux néons elle a instigué une système de franchise, de filiation, dans chaque bloc, dans chaque quartier il y a un lieu officieux qui fait office de cimetière à droides, chaque ruelle, chaque container et sous la grade d’un lieutenant qui régulièrement fait convier les carcasses robotiques vers la mer originelle d’où est venue la reine. Bien sûr la grande casse centrale et les petites casses de quartier ne sont pas à l’abri des convoitises et de raides des gangs avides de trafics et d’argent et d’opérations de chirurgies cybernétiques illégales. Ces gangs envoient leurs enthousiasmes et leurs chiens des rues enragés piller les composants, les membres et surtout les liquides vitaux de bio-transmetteurs. Les mieux équipés et les plus malins se sont spécialisés dans la recherche de données de conscience et de protocoles d'expériences pouvant être revendues brutes ou réimplantées dans d'autres machines et parfois même dans les cerveaux connectés de brutes assez connes pour accepter le transfert.

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Publié dans #ville, #ébauche

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