La vie, tu meurs

Publié le 11 Janvier 2016

Des gens naissent et meurent aussi sûrement que la nuit tombe et se lève ouis que le jour tombe et se lève à son tour. Platitude d’outre tombe. Des gens meurent et d’autres naissent ; et là je suis de ceux qui sont vivants. Écrivain du vivant ça ne fait pas le poids devant les icônes mortes ; humble ou honnête ou simple homme je fais la tête souple, je courbe la tête vers le sol et je me regrandirai quand on aura oublié des morts, juste avant que d’autres légendes naissent. Un jour je prendrais le train avec mes gros testicules frauduleux de courage, le train que l’on ne prend qu’une fois à toutes berzingue et grandes vapeurs à travers les steppes et la brumes d’un paysage dément. Des idoles naissent et d’autres meurent et il faut se faire son saut de ligne à soit au mieux dans tout cela ; j’en ai tué parfois, j’en ai tué des fois, petites i-connes personnelles, i-poupée de papier et de chair de mes mots noircis pour leurs données de la moelle. Elles ont toujours eu plus d’envergures que moi, plus de succès aussi, des amants, des fans et des courtisans et même des amoureux pour le talent que je leur insufflais. Alors ces idoles de pacotilles qui étaient faites de mes pacotilles je les ai tuées toujours pour qu’il ne reste que la plume et la cendre et l’auteur qui se cache dessous.  

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0
Commenter cet article