Générateur

Publié le 24 Janvier 2016

Ma pensée est un flot, tumultueux cela va de soi et globalement continu ; discontinu dans l’assiduité mais continu dans la production, le bruit, brouhaha cérébrale et grésillement de pensées, ma cervelle vit dans un caisson de résonnance d’acouphènes créatifs et de bribes. Un maelstrom idiot, une énergie dispersée en vain mais en permanence, comme l’énergie des océans que les vagues et les marées dispersent en vain quand l’homme peine à en rentabiliser un fragment. Justement, dans ma métaphore maritime je suis l’homme, cet homme que je suis c’est l’homme générique qui cherche à rendre rentable en énergie partageable la décharge énergétique générée par les flots fluctuants en continu dans les océans.

Il est cherche, je suis chercheur, il est rationnel et moi croyant, qu’importe c’est moi qu’invente ma métaphore, je la conduit donc comme je veux.

Je pensais tout à l’heure sur les toilettes à des générateurs, pas d’énergies mais de contraintes ; je voudrais être capable de me créer des générateurs de narrations, d’inspirations et d’idées. Est-ce que j’en saurai moins un écrivain si au lieu d’écrire une histoire j’écris la méthode avec laquelle du hasard pourrait construire des histoires à partir des briques que je pourrais créer ? Est-ce que l’écrivain, architecte suprême de son écriture a le droit retirer son chapeau, son étiquette, se soustraire à son titre d’architecte pour devenir qu’un modeste ouvrier créant des briques ? Je le crois, à condition d’avoir laissé à quelqu’un  la méthode, la marche à suivre pour construire des maisons et des histoires. Tout ceci existant déjà je me demande pourquoi je me demande si je suis légitime à me fondre dans ce moule.

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Publié dans #écrire, #Réflexion

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