Faire moins court

Publié le 7 Janvier 2016

Les écritures du soir, les écrivains du noir

Je ne sais pas ce qu’il reste quand on a la tête vide

Et pas une tête vide d’idée, mais la tête évidée et passée à l’épreuve

Qu’importe l’épreuve, elle a toujours un goût de hachoir

Quand un crâne n’est plus qu’un récipient vide, la colère résonne contre les parois vides

J’ai l’impression d’avoir écris ceci mille fois

Et je sais que je l’écrirai encore mille fois, mille fois métaphorique

J’ignore si je saurai sortir de cela ; une montre peut-elle se libérer de ses engrenages ?

Horlogerie, boucherie, je ne suis qu’un être de petit commerce

Quelle horreur de se savoir auteur de lieux communs avec des odeurs âcres de fumée

Un écrivain de la campagne et des feux de cheminée

La colère résonne toujours, la fumée obscurcie le reste

Et il faut être particulièrement inconscient pour y voir au travers

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog

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