Et si II

Publié le 28 Janvier 2016

J’ai donc réfléchi à mon rapport aux images et à l’internet et j’ai réalisé que c’était déjà là, en moi, présent avant, dès mes débuts avec l’internet, pas au travers d’images de science-fiction mais au travers des images pornographiques. Je suis de la vieille école, je fais partie de la génération qui à découvert la pornographie dans les magazines, des Graal que l’on s’échangeait entre amis ou qu’il fallait conquérir dans le tabac presse le plus loin de chez soi pour être sûr de n’y croiser personne de connu. Alors quand tu rentrais chez toi avec ton Graal-pornographique les photos tu les dégustais, elles avaient une saveur particulières, les images avaient une sorte de préciosité. Avec internet tout cela a volé en éclat et la pornographie est devenue je pense quasi immédiatement un produit de consommation à durée vite ultra limité dans le temps. Comme un shoot d’héroïne - enfin je suppose - on recherchait un pic d’excitation rapide avant de passer à l’image suivante en oubliant la première. Pourtant, déjà, je me rappelle que j’avais pour habitude d’enregistrer les photos que j’aimais. J’avais peut-être besoin de cela pour mes les approprier, je ne regardais que rarement les images enregistrées, j’étais toujours en quête de nouvelles images rendant obsolète l’effet de celles déjà possédées.

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #Je est un Blog

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