Je

Publié le 4 Décembre 2015

On a parlé beaucoup après les attentats. Enfin non, nous n’avons pas beaucoup parlé, mais ça a parlé beaucoup après ces attentats, ça a fait du bruit, beaucoup dans le paysage de notre France. Enfin quand je regarde dehors je ne vois que la nature en automne qui jaunie quand le soleil se couche, mais vous avez compris ce que je veux dire ; symboliquement les frontières intellectuelles, idéologiques et sensibles ont bougées en réaction de ces attentats. Il y a eu des impacts sur notre société, peut-être plus qu’en janvier, ça me semble évident, observable, c’est peut-être ça l’état de guerre. Oui mais sur soi, sur moi, que c’est-il passé ? J’a la sensation presque observable que je me suis replié sur moi. Ce n’est pas la peur, je ne suis même pas sûr que ce soi réellement un repli sur moi, c’est plutôt un recentrage. Je me tourne vers moi, je le sens à ma prose, j’écris plus volontiers sur moi, non, ce n’est pas cela, la juste expression c’est que j’écris plus volontiers, et facilement, depuis moi. Je ne suis pas nécessairement dans le narcissisme ou l’égocentrisme, c’est juste que je parle du monde et au monde mais depuis moi là où avant le vendredi 13 novembre j’écrivais depuis ce que je pensais être la raison, le bon sens, les idées justes.

Il est là le glissement de mes frontières intimes, aujourd’hui j’écris je avec plus de facilité et je laisse parler je plus librement quand avant je le cachais derrière une utopie intellectuelle. Regardez, je ne parle que de moi.

Rédigé par Ceci est un blog

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