Diarrhée dollar

Publié le 9 Décembre 2015

 

Le silence seulement est rompu par les touches mal agencées du clavier.  Et le silence battu par les rugissements  intermittents de la route qui convie des nuées de touristes en travers de la France ; ils accélèrent puis freinent sur le relief ordurier des ralentisseurs que la mairie à eu le mauvais goût d’ériger juste devant la porte de la maison. Et c’est l'angoisse d'écrire qui hurle à son tour, elle crie et s'inscrit dans les mots de l'écriture qu'une histoire ne parvient pas à détourner de la réalité parce qu'il s'agit bien de cela, épurer la narration pour qu'il ne reste plus rien que soi et que la prose s'installe dans le vrai, la vérité et l'évidence de son écriture.

 

Si on se vide de tout, de la romance et des histoires, du fantastique et des fantasmes alors on se met plus que nu, on se met en transparence sur l'échafaud de nos ambitions et sans trembler on se met le feu à soi comme l'incendiaire des barbecues de forêt le mois de juillet ou le mois d'août. Mais pour soi il ne reste aucun bombardier d’eau, pas un seul souffle de l’air non plus et mine de rien on est déjà bleu, asphyxié plus que vidé de tout ce qui en soit pourrait frayer avec le mensonge. Il ne reste alors plus que le corps mou de l'auteur en dehors de sa carapace, la plume flasque sous le soleil de l'été avec ses soucis dans la cage de son thorax. Et ce ne sont pas les bruits de la rue agitée qui vont changer quoi que ce soit, ni la ruralité, ni le fait d'avoir disparu aux yeux des initiés. On est toujours avec talent aux yeux des moins initiés que nous mais on croule toujours sous l'infériorité de ceux qui seront à jamais meilleurs que nous ; il n'ya aucun mat auquel se rattacher pour résister à la tempête de la relativité.

 

D'une phrase à l'autre, d'un paragraphe à un autre, d'un chapitre au suivant on s'en va sans savoir tenir ses vérités pour acquises et c'est dans l'abscons de la fumée que l'on loge l'espoir de sa contenance, on recommence, on y revient, il n'écrit pas pour de vrai. Il n'est pas un auteur à proprement parlé, comme le répliquant n'est pas tout à fait un humain, s'il écrit des mots ce n'est pas sous pavillon littéraire, c'est pour créer les anfractuosités suffisante pour rendre crédible la potentialité de son écriture.

 

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