Diarrhée dollar

Publié le 14 Décembre 2015

Avec ses paradoxes il faisait des lambeaux de réalités qui faisaient eux-mêmes des lambeaux de littérature ; on pouvait trouver aussi un peu d'eau croupie décantée en s’attardant à l’étude dans les larmes sur de sa plume, celles aussi de la prose qui résultent des grands jeux de soi. Il y a sûrement de la littérature dans la grandeur des enjeux que l'on s'impose à soi et auxquels ont parvient à se résoudre, s'astreindre, s'imposer comme on s’impose l’enfer.

 

Il faut reconnaître pour chez lui la littérature c’est mécanique, une grosse machinerie diesel comme celles nécessaires pour polluer les rivières et fouiller la nature dans les mains des mineurs d’or. Comme d’autres auteurs, et certains hommes, il éprouve le besoin construit des machines, des usines à gaz pour qu’elles accouchent de lui. L’écriture pourrait être une fulgurance, un grand mime qui s’inscrit dans le geste du créateur comme le monde en set jours des mains de dieu, mais elle est une chose plus crasse, artisanale, mécanique alors il s’invente un Socrate qui sent le cambouis et la graisse, et dès lors l’invisible travail des coulissent qui oeuvrent à l’idée du geste unique, vif et créateur se meurt. Matériel, mot à mot, mécanique, rouages empirique, mettre son cul dans une chaise, un bureau, une machine, une position, une posture, le bruit du clavier, les pages, liste de matos, de matériel, la concrétude navrante de la réalité.

 

L’idée, l’invention, c’est ce qu’il redoute de ne pas avoir.

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