La connerie des fleurs

Publié le 3 Novembre 2015

C'était le genre de fille qui disait souvent “tu vois, en vérité blablabla”, mais chez elle, en vérité, ça voulait dire en surface. Elle était le genre de fille à rester à la surface des choses et ça me donnait terriblement envie de l'explorer en profondeur.

La connerie des fleurs

Il se lassait souvent de l'érotisme, bien plus souvent qu’il ne se lassait que de la vulgarité. Il voyait l'érotisme comme un habillage, un dévoilement qui s’habille et se masque avant de se montrer. Et rien que ce paradoxe le faisait chier. Alors il ne comprenait pas le barnum que l’on faisait autour de cet érotisme tout juste bon à construire une esthétique qui filtre pour le réel ce qui est acceptable et ce qui est tabou. L'érotisme l’emmerdait souvent, parfois il le trouvait beau, d’accord, parfois riche aussi et quelque fois bandant mais souvent il ne voyait que l’expression lassante de cette forme culturelle qui tourne autour du cul sans jamais s'y poser, dessous, dedans. Fils de prof il continuer de prétendre préférer la vulgarité parce qu’au moins elle, il la trouvait honnête. La vulgarité se donnait à lui dans sa totale imperfection, sale, maladroite, ratée, montrant sans tromper ses intentions. La vulgarité elle ne cherche pas à embrouiller la grille culturelle, elle est ce qu'elle est comme un corps est ce qu'il est. Parfois on espère juste que l’autre mette son sexe dans un orifice ou qu’elle, elle colle sa bouche à un sexe. Ni plus, ni moins.

La connerie des fleurs

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