Je vis ma vie

Publié le 27 Novembre 2015

Hier j’ai décidé d’écrire un texte qui commençait comme cela : On ne cherche pas à écrire des choses lourdes de sens, profondes et percutantes parce que l'on aurait l'espoir qu'elles fassent bouger les choses. Pas plus que l’on cherche à écrire des choses profondes parce l’on s’imagine avoir un talent fou. Non, si l'on cherche à écrire des choses lourdes de sens c'est pour se montrer à la hauteur de soi, à la hauteur de notre engagement à essayer d'écrire. Le reste, il me semble que c'est superflu. Et au bout d’un moment je me suis arrêté pour relire. Dans mon esprit quand j’imaginais cette introduction c’était fort, puissant, percutant, ça faisait sens aux réactions provoquées par les attentats du vendredi 13 et j’étais fier ou en tout cas satisfait de mon idée. Mais une fois sur le papier, enfin sur l’écran j’ai trouvé ça chiant. C’était nul, alors je me suis arrêté. C’est triste de réaliser son échec ; quand on parle du bonheur des simples d’esprits je pense que l’on parle de cela, de leur incompétence à avoir du recul sur eux-mêmes et donc leur capacité d’échapper à leurs échecs. Nous autres, ceux qui ne sont pas assez simples d’esprit nous devons faire face à nos échecs et à notre médiocrité. C’est cruel de devoir reconnaître que nous sommes mauvais. Je suis mauvais, je le constate.

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Publié dans #Chronique chaotidienne

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