Ode à la douleur de la page blanche qui se déchire comme un hymen

Publié le 6 Octobre 2015

Ode à la douleur de la page blanche qui se déchire comme un hymen.

C’est une ode courte comme un truisme.

Et pourtant je peux pondre des pavés longs comme des troncs d’arbres centenaires.

Mais les troncs centenaires ont les débites pour en faire du papier, des pages blanches.

On attaque donc à la hache l’ombre de ces géants de presque en papier.

Et plus tard, aujourd’hui, ou au demain d’une métaphore, on déchire l’hymen d’une page vierge.

La vierge de demain est une branche d’aujourd’hui et ma bite de demain l’encre d’aujourd’hui.

Immaculée puis maculée, immaculée encore puis maculée toujours.

Essentiel mouvement de l’âme créative maculant les vierges et leurs vestiges vespéraux.

On déchaîne chacun à son rôle tournant la petite réforme cyclonique de nos mots.

Et chacun son tour on se suppose, auteur et poète de ces horreurs qui salissent.

Pages souillées, hommes bourrés à l’encre alcoolique.

La plume qui titube et l’homme éventré qui vomit sa bile névrotique.

Un dépucelage qui se fait sans rime, sans rythme, juste un retour à la ligne contre tes hanches.

Et si tu flanches tu peux toujours te vautrer dans l’opprobre de tes draps de lignes.

Une ode qui se termine sur le visqueux de la queue d’un poisson.

Et une odeur d’anis pour couvrir celle du poison.

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #poésie, #Prose

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