Sans tact ni vapeur

Publié le 29 Septembre 2015

J’ai le désir arbitraire ; de l’art de ne pas pouvoir arbitrer entre deux désirs, ou plus. Oui, j’ai mon désir arbitraire, l’art de vouloir le traire, l’abriter sous sa croupe, anticiper ses mouvements et lui attribuer le bingo de mes pulsions. Petite femme, silence du souvenir, je trace les clefs de ta secrète ouverture. J’y emmène l’élan robotique de mes doigts suspicieux qui te fouillent, fameuse zone érogène j’ai les doigts qui pataugent au rythme de tes saccades. Scabreuse, elle a la bouche scabreuse et la poitrine épique, nue comme à l’époque des animaux sauvages, mamelles métaphoriques pour ses seins minuscules de chair mais dévorant de leur immensité la charge de mon émotion. Ses énormes petits seins brillent sous ma langue, ils dardent l’air étouffant et sa bouche bave des gémissements qui se fondent dans l’air capiteux de la pièce. Plus bas sa petite culotte à capitulé, le tissu trop humide pour conserver son luxe de sa dignité ne cache plus rien, il ne dissimule rien, encore moins ne la protège de l’impudeur de son désir et la flaque sombre qui imprègne le fond de ses dessous porte haut la gloire de ma victoire. 

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Publié dans #érotisme

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