Double dame (Martina Hingis dans mon cœur)

Publié le 3 Juin 2015

Je ne pensais pas pouvoir un jour retrouver et revoir Martina Hingis jouer sur un terrain de tennis. C’est inespéré et rien que pour cela je pourrais pardonner à France Télévision sa modeste diffusion du tournoi sur la télé, mais en offrant à l’internaute le moyen de voir les matchs qu’il désir. Et moi je désir voir, revoir, jouer Martina Hingis. Hingis c’est mon amour de jeunesse, mon premier coup de foudre sportif, érotique, émotionnel et narratif. Ce n’était pas la première championne à être imbue d’elle-même, chieuse, prétentieuse et émotionnellement expressive sur le terrain. Ce n’était pas la première adolescente à briller au sommet de son art ni à créer de la narration sur le terrain et autour d’elle. Mais c’est la première que j’aime aimer, et comme je suis un homme fidèle à ses émotions originelles c’est celle que j’aime toujours même si ça ne m’a pas empêcher d’aimer d’autre chieuse. Je ne sais pas pourquoi j’éprouve cette tendresse érotique pour ces sportives qui dans l’effort on cette impudeur de la prétention, cette impudeur émotionnelle à sortir d’elles-mêmes et de distribuer cette énergie hors d’elles. Quand je revois cette image, je ressens au fond de moi tout ce que j’aimais déjà sans bien parvenir à l’identifier en moi. Le regard, la prétention et l’égo qui se mêlent à l’impudeur et à la fragilité, l’impudeur d’exprimer cette audace et cette fragilité en même temps.

Martina Hingis 1999

Martina Hingis 1999

Ce cocktail-là à la fois si subtil et si vulgaire qui fait d’une sportive une idole intime à mes yeux et que j’ai retrouvé quelques années plus tard à Osaka dans le regard et le visage de la perchiste Silke Spiegelburg. Tout cela pour dire que je suis heureux, sincèrement heureux même si c’est superficiel, de revoir Martina Hingis, plus de 15 ans après sa finale perdue, disputer une quart de final. J’ai tendance dans ce moment-là à croire que les sportifs, même s’ils ont tous les défauts du monde, sont des personnages sincères, je veux dire qu’ils aiment sincèrement leur rôle, leur personnage. C’est peut-être pour cela que je me sens - parfois - en phase avec eux. A 34 ans il y a moins de morve chez Martina Hingis, plus de sourires, peut-être plus de plaisir à jouer aussi ; le sien et le mien et le tennis aussi je suis sûr est heureux de voir cela.

Martina Hingis 2015

Martina Hingis 2015

Rédigé par Ceci est un blog

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