Un auteur sans originalité

Publié le 8 Mai 2015

Créer est un acte qui peut être difficile, et parfois même douloureux ; alors si on ne poursuit pas une pulsion ou une idée intime, innée et instinctive alors on se met en condition d’être dans la difficulté d’accouchement créatif. C’est pour cela, de mon modeste avis, qu’il est plus judicieux de se lancer dans l’écriture, roman, jeu de rôle, sans se forcer ni se formaliser pour être nécessairement original. Surtout que parfois, pour être original certaines personnes, et moi y compris, se retrouvent à développer des idées plus saugrenues qu’originales. Surtout que l’originalité est une donnée qui peut être à la fois subtile, nuancée et subjective ; je veux dire qu’une création - originale - ne l’est pas nécessairement par un thème original mais elle peut l’être par une écriture originale, un traitement différent, une mise en page, un système, une approche créative, bref par autre chose que ce que l’on peut voir au premier regard. Depuis le jour où je me suis libéré de cette idée - fausse - que l’on ne pouvait être légitime à écrire ou à créer que si l’on écrivait quelque chose d’originale j’ai la sensation d’avoir progressé et même de m’être approché de ce que l’on peut appeler un auteur. Parce qu’au fond, à thèmes égaux et à idées équivalentes, ce qui fait la différence et l’intérêt c’est souvent la marque de l’auteur.

Alors oui, se confronter à la - concurrence - en avançant le fait que l’on est un auteur c’est sûrement prétentieux, mais je crois que c’est une bonne chose.

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #recyclage, #écrire, #Réflexion

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