Prend ma grosse data

Publié le 18 Mai 2015

Ce matin. Je me suis réveillé dans le lit - logique -, trop tôt comme un lundi. A côté de moi elle ne dormait plus. Moi si, partiellement. Elle a connu une nuit agitée, elle a dormi comme un homme et moi, comme un chiot en boule dans ses couvertures. Ensuite j’ai pris un café, d’homme, serré, sans sucre, en silence, les pieds encore dans la nuit. Par la fenêtre montaient des bruits de rue mais je n’arrivais pas à savoir ce que ces sons qui parvenaient en paquets hiératiques me rappelaient. Debout devant l’évier, en nettoyant les tasses de leur café soluble je regardais par la fenêtre, de l’autre côté de la rue une grappe grandissante de lycéens attend son bus et ce bruit de fond familier et énigmatique maintenant me devient évident, il me rappelle les années collèges, les années lycées, interminable attente vers l’enfer. Plus tard j’ai repris la route, doucement, la culture dans les oreilles avec le premier des ministres, cet ami que l’on voudrait aimer mieux. Et j’ai fini par rentrer, épuisé je me suis rendormi là où j’étais sans calme ni attente, je suis rentré dans un sommeil profond à la surface du lit. Plus tard la journée aura été plus tard ; cela sera comme un autre jour dans le même jour, une journée dans la journée, une inception dans l’abime et un homme qui dort.

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Chronique chaotidienne

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