Tuer encore, et encore tuer

Publié le 16 Avril 2015

Il sera dit que la littérature tue encore ; qu’elle tue parfois encore ou qu’encore elle tue parfois. Mais la littérature ne tue pas, ni encore ni avant. Il n’y a que les hommes qui tuent, encore et toujours et les femmes bien sûr et les cœurs entre eux qui s’entretuent ; pulsions mortelles et arcs morbides qui bandent dans les recoins de neurones dégénérescents. Il n’y pas de mots sans auteurs et pas de littérature sans auteurs et pas de meurtres sans auteurs, pas de morts sans auteurs, pas de passage à l’acte sans auteurs. Pas de mots, juste de l’humain pour tuer et se faire tuer par l’autre ; voyez la littérature comme bon vous semble, mais la littérature n’est pas une arme, elle n’est qu’un véhicule, et encore les véhicules peuvent tuer pour de bon, la littérature alors c’est qu’un contenant, une bouteille vide et amère, une boite en plastique dérivant dans la mer, un creux avec un couvercle et partout ailleurs on arrose à mort, à la mort et au champagne l’étroitesse des auteurs. J’ai été tué par l’amour, tué par de la passion ou tué par de la rancœur ; jamais ils n’étaient écris, seulement portés et posés devant moi par de l’être humain.

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #Dialogue de sourd

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