Je est un blog

Publié le 4 Avril 2015

Les plus grands changements que j’impose à mon blog et par effets ricochets, que j’impose à ma prose sont les moins visibles, les plus insignifiants. J’y vois là la haute place des névroses qui contraignent toujours la plume, la mienne c’est un fait et je suppose, un peu pour me rassurer, la plume des autres. C’est là un exercice pour s’extraire et s’obliger ; un bout d’article par jour, un bout de texte, une ébauche, un poème, un recyclage, qu’importe, une tempête d’idée ou un désert aride c’est la même chose. C’est souvent la même difficulté de penser le morceau. C’est un morceau que je pense ou que je panse avec difficulté ; certainement parce qu’il lui manque une cohérence d’ensemble. Mais je ne peux pas supposer un ensemble cohérent long de plusieurs années. Alors je me raccroche aux névroses, à des lubies formelle, factuelle, des façons de façonner ma pensée qui sont autant de façons de la freiner, la refreiner, l’enfermer. Dans le fond l’improvisation totale, l’écriture ex nihilo est un défi perdu d’avance. Je pourrais tout arrêter. Mais non. Je peux aussi tout continuer et continuer de creuser. Je pourrais comme ici, remplacer la forme par le fond et parler de moi. On ne finit jamais de parler de soi. Mais cela me renverrai bien vite à la vacuité de ma vie ; j’écris pour combler cette vacuité mais si j’écris sur cette vacuité est-ce que je ne prends pas le risque d’y plonger au lieu de m’en extraire ?

Rédigé par Ceci est un blog

Publié dans #Je est un Blog, #écrire

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