Une tête à démonter un démon

Publié le 11 Mars 2015

Plutôt que de chercher à dissimuler ses attributs si singuliers, Jarann Kurl’na préférait les mettre en avant. Ainsi, il décorait toujours ses cornes, bien ancrées dans son front et enroulées sur son crâne comme une tresse enroulée sur elle-même, de bijoux ostentatoires et brillants. On peut dire qu’il portait ses cornes comme une femme assume sa coiffure, attribut flamboyant de sa féminité et lieu même de son expression ouvragée. On ne pouvait pas manquer de remarquer ses mains où à chaque doigt de la main gauche il portait plusieurs bagues. Un œil expert sur ces parures pouvait facilement estimer que ce n’était que la pacotille. En revanche à la main droite il ne portait qu’une chevalière, la seule relique qu’il conservait d’une vie bien lointaine, et le singulier de cette chevalière ne manquait jamais d’interpeler le spectateur. Si dans ce monde il fallait toujours faire prévaloir le pragmatisme utilitaire à l’appart, Jarann Kurl’na faisait dissoner son image en aimant les vêtements de cuir bien ouvragés au col, aux manches mais surtout les manteaux qui laissaient paraitre visible sa presque queue reptilienne. Si on portait un regard attentif à cette queue derrière lui on pouvait peut-être y voir des écailles, à moins qu’il n’ait la peau trop sèche et creusée. C’était un jeune homme qui assumait fièrement les origines rouge qu’il avait dans la peau. Et si vous vous aviez croisé son regardant dans la pénombre, le jeune homme n’aurait jamais détourné le regard et vous auriez vu ses pupilles fendues comme celle d’un serpent.

et ça aurai pu être son père

et ça aurai pu être son père

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