Minimum légal

Publié le 20 Mars 2015

Un prêtre du futur pour une religion sans dieu qui incite les femmes enceintes dans la foule venue éprouver la ferveur de sa prêche à accoucher sur l’ici et le maintenant. C’est la ferveur de pondre les graines qui iront à terme coloniser l’avenir, l’ailleurs, l’au-delà du lieu. Tout cela dans une église, une église baroque dont les traits tracés par une architecture rigoureuse sont soulignés par la lumière froide des néons, la lumière colorée des lampes de surface. C’est dedans qu’est la chaleur, celle qui passe de bouche en oreille jusqu’à une fureur collective quand le néo prêtre incite enfin les hommes et les femmes à se donner au devoir de reproduire la race humaine et donc de procréer parce que sans eux, l’avenir ne sera rien ; dans la moiteur de leurs coïtes se trouvent l’ambition d’une civilisation consciente de son déclin, de son retour et puis de son envole. Et cela, tout cela, c’est ce que perçoivent les gens dans la foule sans même être sûr de le comprendre, ils le savent sans en saisir le sens, ils perçoivent la chose. Leur progéniture sera constituée de post humain, néo humain, trans humain, à un chaînon nouveau de l’humanité dont on ne pouvait pas supposer qu’ils nous manqueraient un jour

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Publié dans #ébauche

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