Pour choquer la jouvencelle

Publié le 7 Février 2015

J’étais dans le feu de va et vient alcooliques de l’intimité de ma fille pour lui faire oublier le fardeau de son handicap mental et l’impossibilité de lui promettre qu’elle trouvera bon prince pour lui pincer les tétons quand j’ai pensé à toi. J’ai débandé et je me suis resservie un verre alcoolisé pour purifier mes veines, oublier les visages prostitués dans mon esprit et me recentrer sur l’essentiel, sans elle, ni personne du dieu au maître. Il ne fallait pas omettre d’avoir croyance en toi, perversion divertie en messe-basse dans le silence de ton salon bourgeois car je savais ton frisson de faire jauger ma misère et mon absence de morale par tes enfants-chiens. Je les savais là, alentour, l’œil haletant collé au trou de la serrure, présence palpitante sous le lit où ma fille déraisonnée couine son corps décalé de son réel et même tapis dans les ombres de verre que je devine au travers du houblon liquide. J’entends tes coups de cravaches sur leurs dos voutés pour leur inculquer ta dés-éducation, je sens perler le sang sur leur chair et l’inconsistance étique dans le souffle ouvert de leur poumon. Comme le sang coule je sais qu’ils rôdent sur moi et qu’ils te rapporteront le pire en prémisse de ma venue. J’attends ton invitation, pour venir rider ta surface aquatique.

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