Diverger de fleuve

Publié le 8 Février 2015

Je contre chie sur l’amour, et pour ceux qui s’interrogent sur le sens de l’expression je tiens à dire que contre chier c’est comme pour les incendies avec les contres feux ; je contre défèque donc sur les mots du prestige amoureux en espérant sauver le monde, si le monde existe vraiment, des ravages de l’amour. Je mets donc au travail mon anus d’homme et mon estomac et tout le système d’ingérassions de matière et de digestion de ces mêmes matières pour produire la matière dernière que je dresse en molles palissades. Lutter haut du cul contre ce que l’amour menace de faire sur le monde et sur moi. On pourrait me croire sans cœur, par cul et par cœur, on pourrait me penser étroit de l’esprit plus que de l’anus mais pourtant je sais tout de ce que je suis et je sais que je suis parfois clivé sur des tonnes de choses mais sous le corps et la cervelle folle qui tourne dans mon crâne il n’y a pas de cœur et le monde est cruel pour les hommes sans cœur alors il ne faut pas s’étonner que 2054 coups de fouets dans la couenne ne laissent place qu’à des tombereaux de matière fécale déféquée sur les murs de l’amour comme d’autre taillent l’écorce des arbres.

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Publié dans #Divagations diverses

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