De la drogue souillée

Publié le 21 Janvier 2015

Il aimais Britney, l’éternelle idiote télé-vissée dans sa tête. C’était sa Britney Spears,sa brique amoureuse et lubrique qu’il avait posée au fondement d’une histoire ancienne comme la mélancolie, vieille comme un poème romantique, pire ou même mieux, vieux comme une chanson de la Rome Antique. Le temps n’avait pas de prise sur eux, ni sur lui qui chérissait à rebours un amour de dévotion désuète pour celle qu’il voyait encore comme une lolita markétée à un âge pourtant christique, ni sur elle l’idole désolée, désolante, déboussolée et descendue cent fois du piédestal convoité par une armée de belles décharnées aux ongles et aux seins gargantuesques. Le temps passant la fenêtre amoureuse c’était réduite, des hordes frénétiques d’admirateurs il ne restait plus qu’une poignée d’hommes seuls dont les hormones avaient été remplacées par leur sens de la fidélité et l’amour initial fougueux comme un séjour à Yellowstone était devenu comme opaque, un minuscule opercule, un oeilleton ou un judas qui grossissait son sentiment et excluait le reste du monde. Il aimait Britney et comme un prince pour aviateur il se croyait seul, comme s’il était la rose, une seule rose parmi 2035 autresd’ailleurs il le savait, il était la rose qui s’offrait dans sa décrépitude dégarnie et graisseuse à l’amoureuse placardée à la lune. Même s’il était croyant en elle, il n’aimait pas la crucifier, c’est pourquoi, tous les soirs il dégrafait une à une les punaises dans les coins des posters qu’il posait parterre en guise de barbelés. Une barrière contre l’amour, contrôle alt sup.

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Publié dans #Écrire, #recyclage, #Britney Spears

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