23h55 et c'est tout

Publié le par Ceci est un blog

Qu’elle-même, elle m’aime, que quelque part se trouve un cul et une bouche en cœur pour animer ma queue et allumer les quelques étoiles qui n’ont pas rendu l’âme à la saison déclinante. Et j’ai sommeil. Même pas faim, juste envie de dormir, plus précisément de fermer les yeux, un peu, dormir ensuite. Quelque part, je suis sûr, qu’il y a un lit qui m’attend comme on peut s’imaginer un lit, ou une muse, du même au pareil ; de grands espaces propices aux rêves, aux envolées lyriques et autres éjaculations, littéraire ou séminale. Le mauvais temps appelle au calme, à la retraite du monde civil et pourtant on se questionne comme pour mieux fuir l’immondice du monde civilisé, on s’use l’esprit comme on s’use le chibre à tourner en deux, ou quatre, les cinq ou six possibilités de sorties qu’offre le monde. Mais on n’a pas mieux, on se masturbe ou l’on réfléchi et au final on tombe pareil, seul au sol et un peu vide, c’est ça qu’offre le monde même en ce jour 1905 depuis le début. Toujours la même pomme, depuis le début, le même goût un peu fade et l’impression de passer à côté, d’elle, de toi et surtout, comme toujours de moi, passer jour après jour après 1905 jours à côté du seul enjeu majeur qui mérite que l’on lui brûle des vierges. Bientôt la prison refermera ses portes, la seule question reste à savoir de quel côté je me trouverai. Je ne le sais pas, même pas encore, même pas en rêve ou en mensonge, je n’en sais rien, de rien comme on ne sait pas si le soleil se lèvera quand nous vivons une nuit dans la brume.

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