1790 ème jour d'écriture : Le vent gris d'une fôret en feu

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Le vent est fort, souffle rauque sur la nature et son printemps. La marrée verte et brassée sur fond de ciel gris. Le vent souffle fort dans les têtes, l'esprit s'occupe à trop écouter le bruit disproportionné de ce bruit de fond qui fait bruisser les branches, les feuilles et je suis sûr que même l'herbe bruisse d'être remuée par les vents. Ce n'est plus un bruissement, c'est un bruit, un parasite sonore saisissant de continuité et dans le même temps, sous le même climat c'est beau, beau comme l'océan ou la mer qui se retirent et reviennent et je ne parle du cycle de la saison mais de la danse des frondaisons remuées comme par les vagues et le ressac invisible du vent. Viendra un moment où il coupera tout, et je resterai là, silencieux dans l'air qui souffle et siffle. Un jour ça sera le cas, bientôt peut-être mais sûrement jamais.

Je ne veux pas perdre le fil de l'encre.

Je veux prendre le fil de l'encre.

On va rouler dans les flots noirs.

On va danser dans la fougue.

Et faire divaguer les prévisions ;

climatique.

Cramer la mer et l'écume blanche.

Je veux du feu.

Le froid du fond du cœur fondra dans la forêt en feu.

C'est beau.

Je veux cela moi aussi.

La nuit qui tombe sous la cendre.

Mais je n'ai que le vent chaud d'une pluie grise.

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