1787 ème jour d'écriture : Changement de monde

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Regarder de la pornographie en écoutant France culture, la poésie de Rimbaud dite et décryptée en, regardant des femmes nues, offertes et pornographiques. L'homme parle du poète comme d'un homme qui ouvre des passages, d'une rive à celle d'un continent nouveau et vierge. C'est drôle, j'y vois une métaphore pornographique. C'est bon. On ne pas répéter les fulgurances, on ne peut pas non plus répéter l'abandon de la littérature, encore une phrase qui accolée à la pornographie ferait sens. Écouter la radio et regarder du porno et mentir aussi un peu parce que lorsque j'écris je ne regarde pas et quand je regarde je n'écris pas mais dans les deux cas j'épouse la possibilité d'un désir et d'une érection. J'aurais aimé ne pas exclure la poésie de cette non-équation. Écrire, assouvir sa pulsion scopique de sexe cru et écouter France Culture, l'avènement de la tablette numérique a changé ma et la possibilité d'une oeuvre écrite plausible. Mon bagage unique est cette tablette de sept pouces que j'emporte avec moi, là, ici, au lit, maintenant. Dormir, écrire, regarder et écouter. Par quatre fois agir et la cinquième pour la masturbation parfois, la plume large d'un sexe, d'une prose. Puisqu’il est là un jour peut-être je serai plus archaïque que Rimbaud, plus vieux poète du port aussi. J'entends des sons dont je ne suis pas sûr qu'ils existent, je vais dormir.

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