1774 jour d'écriture : Moi j'ai un gros don

Publié le par Ceci est un blog

On peut tout dire, tout écrire, les corps gras et les démangeaisons.

On peut tout dire, les femmes qui meurent vierges et putains, le temps qui passe, le sida et le chant chaloupé des cigales qui se fait attendre.

On peut tout faire, c’est écrit, cela est là sous vos yeux, sous les miens, les termes du milieu et la ribambelle d’images qui tombent, pornographiques, ostentatoires, le flot continu d’image et la société qui sombre, submergée.

Nous avons tous une arme en main, enfin nous avons tous une arme en main nous qui sommes là sur la toile avec le clavier comme caisse de résonance à l’apathie de vos vocabulaires. Il faut une mare, c’est sûr, mais cela, nous en avons une, il faut aussi des couilles et de l’inconscience pour oublier que l’on est pas comme eux et se prétendre sortir du lot. Rien de plus que la provocation d’être au-dessus des autres. Par-dessus la mêlée et regarder de hauts la cohorte des cons.

Et je ne parle pas d’une armée de vagin qui foule les rues, mais d’une armée sans valeur d’hommes et de femmes faiseurs de banalité. Il n’y a que les vierges et les putains qui peuvent faire bouger les lignes de la société, et malheureusement ou heureusement je ne suis ni l’un ni l’autre. Mais à force de modestie on oublie qui seul le feu nous fait jouer nos meilleures partitions.

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