1770 ème jour : Avoir une aventure avec son autofiction

Publié le par Ceci est un blog

Pousser des mots, les mots, écrire ou les poser avec un air de liberté - et puis faire  sens avec le terme autofiction.

Avoir une aventure, avec toi, avec moi, avec soi, avec l’autre, avec le fil de l’écriture de son autofiction.

Ce n’est qu’une expression ; même pas une expression ; un mot ; un néologisme ; des dièses et des mots ; un cadre ; quatre murs pour une case ou une pièce sans porte …

Il y a quelques heures dans la voiture devant le drive d’un fast-food, les mots sonnaient mieux. Ils avaient plus de sens et moins de gloses et mes pensées digressaient allègrement, voir avec allégresse, autour de l’idée de l’autofiction. Elle est belle l’idée cette idée de l’autofiction, elle contient toute la contradiction qui contracte dans le même terme soi et le reste ; c’est un terme qui opère sur moi un grand souffle libérateur. Une posture parfaite, idéale et littérairement opérante. Je suppose aussi que c’est une manière de mentir sur sa vie avec art. Et, ou mais,  mentir c’est construire une histoire autant que construire un personnage. Tout comme écrire c’est définir la personne que nous sommes et donc de qui je suis. Je suis l’auteur d’une autofiction, de mon autofiction et de mille autres histoires annexe.

Et ce soir ça faisait sens dans la voiture, il y avait du vent, le ciel couchant et la fuite d’un homme sans élégance allant au devant de son destruction. Il y avait une belle voix à la radio, les idées des autres avaient l’air meilleures que les miennes ce qui est toujours très stimulant. Et quelques heures après ce n’est plus que cela, presque rien ; le souvenir d’une autofiction entre frais dans la tête et puis le reste, les restes, la tables pleines de déchets et puis rien.

Plus rien.

Les idées du soir qui ne naîtront que demain au mieux, jamais au pire et peut-être cette nuit si sur un malentendu j’éprouve le besoin de vomir un texte, pas ici mais ailleurs.  

De toute façon personne ne lit ici ; personne commentaire, presque rien.

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