1701 ème jour : La sensation du rêve pouvait très difficilement résister face à la sensation tactile

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Dans le soleil de février, un soleil de demi matin un peu blanc et encore bas sur le front de l'horizon mais donc la présence certaine dans le ciel azuré donnait à ce jour l'air heureux, c'est à dire qu'il donnait au jour l'air frais, de cet air frais qui revigore les sens mais surtout de cet air frais qui réveille les seins, la poitrine, les poumons parce qu'il pénètre par grandes goulées calmes et profondes dans le corps nu de Jessica qui se tenait debout devant sa fenêtre grande ouverte, nue de la nuit qu'elle venait de finir l'esprit en sommeil confronté à cet instant d'entre deux mondes quand on hésite à savoir si l'on est bien ancré dans le réel ou si l'on est encore dans le bateau ivre qui vogue à la surface onirique du monde de nos nuits ; mais la sensation du rêve pouvait très difficilement  résister face à la sensation tactile et bien physique des rayons solaires qui un à un dardaient la peau de Jessica qui était convaincue à cet instant qu'elle pouvait compter et découper chacun des rayons, petits trains continus de photons, qui tombaient sur elle comme une pluie comme si elle se tenait debout à sa fenêtre et qu'autour d'elle le décor était celui d'un dessin d'enfant avec comme astre central un rond jaune, d’où partaient des traits de feutres jaunes impactant un à un les éléments du décor ou de dessin, mais en frottant ses mains fort sur ses yeux Jessica chassait presque à regret cette sensation un peu folle, un peu idiote et hautement improbable parce que le soleil ne lance pas des rayons qui au hasard travers l'univers pour frapper la Terre, elle savait bien la jeune femme blonde que la lumière est plutôt à envisager comme un bain, comme un fluide, un semi fluide baignant sa réalité, même si parfois sous sa chevelure blonde elle s'amusait à donner raison au préjugé sur les blonde elle avait au fond d'elle et même à la surface et au cœur de sa conscience une perception très juste et plutôt ambitieuse de qui elle était et cette belle matinée qui ouvrait ses portes printanières lui promettait une belle perspective la remplissant d'un sentiment à la fois apaisant et à la fois généreux, presque érotique et charnelle qui donnait à ses extrémités mammaires d'un roses bonbon une allure érectile joliment dressé pointant vers l'horizon comme une boussole perpétuelle montrant la direction à suivre, la direction du bonheur, la direction de l'avenir, la direction ancestrale que connaissent toutes les femmes mais cela, oui cela, c'est une tout autre histoire qu'il sera bien temps de raconter un jour, une année, une fois prochaine.

Cette image n'a rien à voir avec le texte - à part peut-être la blondeur de l'Alice - mais j'avais envie de mettre une image

Cette image n'a rien à voir avec le texte - à part peut-être la blondeur de l'Alice - mais j'avais envie de mettre une image

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