1700 ème jour : 1700 jours que je blogue

Publié le par Ceci est un blog

Des mots, en vrac, des mots en masse, des mots à l’heure, des mots encore et toujours, des mots contre la montre, des mots contre soi, dans le café et dans le dos et dans le bas du dos et dans les yeux comme du sel, du sable et le souvenir du printemps et l’air frais d’hier, l’alcool d’aujourd’hui et le taureau aux ailes d’ébènes, un chaton en bois, un chat aux pieds-paquets que l’on envoie par la Poste comme des billets dans la banque et le monde qui ne mange plus rien, et les pays qui se battent dans leur ventre désireux de vivre et de mourir, le pouvoir pourri les trônes mais les hommes ne cessent de vouloir s’y asseoir, comme l’éléphant sur l’assiette ou deux éléphants sur deux assiettes et un oiseau en guise d’avion, un oiseau à réaction qui traverse le mur du son ; saluons les artistes et un peu moins ceux qui ne le sont pas, ne tirons pas de révérence, mais emportons les tutus au pied des pantins et pour les pointes crucifions nous les uns, les autres et de cœur en Christ nous deviendrons le monde ou environ, le monde ou alentour, le monde ou à peu près et il n’est pas plus près de pleuvoir que de voir vernir les drame d’une vie pour le suspendre au mur du salon. Pas de crème pour les adieux, juste le goût salé et la cuisson rapide.

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