1698 ème jour : Les sirènes du port

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Petits mots martelés du matin ; crème de jour, femme russe et fesses roses ; siffler et scander, l’enfant sauvage du petit matin, l’infante peu sage a les yeux du sommeil ; séduire, sensiblement humide, la soie et le souffre et le sens des virages de droites et de gauches et dans les recoins du dortoir les docteurs en disparition font disparaître les rides en faisant disparaître les femmes et les enfants d’abord et après c’est à dieu que l’on sen prend, et après c’est à toi, et enfin c’est à moi, c’est pour dire …c’est tout dit, le taudis des mots ignobles, les toits s’écroulent sur les mots immeubles, marchands de sommeil des cités sensibles qui se dérobent sous la poésie pointue de leur dénomination ; les géants crient et dressent des barricades d’adolescentes en jupe, des fumeuses de joints trop ventilées à respirer les parfum trop vanillés des discoureurs des beaux mots ; une verre à la main, un verre au lèvre, le petit empire à peine plus haut que tes chaussettes, tu marchera sur trois pas sur les rails de train et tu te détournera quand tu l’entendra sonner, une fois, deux fois, trois fois et les sirènes du port dans quand les gros corps quittent la baie le ventre lourd des vapeurs qui sentent et suintent et sifflent toujours elles aussi même sans le dossard dans le dos.

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