Sur la peau des femmes des rues

Publié le 13 Février 2017

Camille la catin claudicante était bien calée contre mes couilles où elle clamait des cantiques en croquant des cachets.

 

La gamine grimée en gouine galvanisée par des grenades dégoupillées gambadait gaiement le long de la grève où des galères gardaient un Graal.

 

Au matin Camille mirait les ombres mordorées des matelots qui mettaient le meilleur d'eux même à masser leurs mollets entre leurs mains moites.

 

La petite putain à la peau patinée par la patience qu'elle prodigue aux rayons pointés sur elle prouve que sa poitrine pourpre pointe sous la pression de ses pulsions.

 

Ses seins sans tissus dessus sont saillants et s'exposent dans l'espace séduisant de sa proximité, ils s'offrent aux assauts sensuels des sérieux sans soupçons.

 

Les vagues vrombissent vainement sous le vestibule que vise son vagin valeureux avant que les vapeurs vrillent les volutes voluptueuses venues de ses viscères.

 

Dans son dos dansent les désirs développés par les dards dressés des devins qui décrètent les drames de la destinée et décrivent divers désespoirs.

 

Camille crame ses guenilles et ne conserve que sa culotte en couleur crème, elle se cambre, se crispe, comme une chenille Camille crevasse son cocon et se coule dans un carré de soie.

 

Sous un soleil spécial son corps s'emballe, elle se saoule sans hésiter se sentant souillée par les séries salaces de pensées qu'elle puise dans son secret sentier lancinant.


Déesse des doigts idiots elle déborde en délivrant le délicieux désir qui dorlote le diamant damasse qui dérive au dôme de son indolence.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #poésie, #Prose

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